La Fée Lit

La Fée Lit

"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux" (Jules Renard)

"Je m'appelle Lucy Barton", Elisabeth Strout

"Parfois, je suis triste en pensant à cette phrase que Tennessee Williams met dans la bouche de Blanche DuBois : "J'ai toujours dépendu de la gentillesse des inconnus.""

Bande son (oui, pardon, mais je l'ai eue en tête pendant toute ma lecture) : ici.

Hospitalisée à la suite d’une opération, Lucy Barton reçoit la visite impromptue de sa mère avec laquelle elle avait perdu tout contact. Tandis que celle-ci se perd en commérages, convoquant les fantômes du passé, Lucy se trouve plongée dans les souvenirs de son enfance dans une petite ville de l’Illinois – la pauvreté extrême, honteuse, la rudesse de son père, et pour finir son départ pour New York, qui l’a définitivement isolée des siens. Peu à peu, Lucy est amenée à évoquer son propre mariage, ses deux filles, et ses débuts de romancière dans le New York des années 1980. (...) (Attention, la quatrième est bien trop bavarde!)

(oui, bon, j'exagère un peu mais j'adore le gif)

Une fille et sa mère qui se retrouvent et se découvrent, c'est peu et pourtant ça aurait pu être beaucoup... Dans ce récit d'un passé dans lequel s'intercale un passé plus ancien encore, c'est pourtant ce que nous livre Lucy, narratrice et écrivain, auteur de l'ébauche du roman qu'elle nous donne à lire. Un roman qui est donc partiellement un roman, original, non? Original, et diablement brouillon, aussi. On oscille, sans chronologie ni logique, entre le récit des ces cinq jours à l'hôpital, lorsque Lucy découvre sa mère à son chevet, et ses souvenirs d"enfance : famille pauvre, bled paumé, enfants (qui se croient) peu aimés, parents revêches, émancipation, découverte de la ville, mariage, enfants, le parfait parcours de résilience. Rien de neuf sous les lumières new-yorkaises, donc. Lucy-Bordel-de-merde-Barton est devenue Lucy Barton, elle démêle les fils de son histoire, et moi, bah, je me suis ennuyée. Pire, j'ai même été agacée par certains personnages qui m'ont semblé à peine ébauchés et peu réalistes (mention spéciale pour le mari de Lucy. je sais que certains hommes sont des c*nnards, mais tout de même..) et par certains tics d'écriture (oh! oh! oh!). Zéro émotion, zéro compassion, zéro intérêt, je crois que je suis complètement passée à côté de ce roman qui semble pourtant trouver son public autour de moi. Dommage, donc, mais pas grave : la rentrée me réserve encore bien des surprises....

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Noukette 29/08/2017 14:35

Au suivant...

leiloona 29/08/2017 08:37

Oh le roman ne m'attirait pas plus que ça, mais là, c'est certain, je passe mon chemin. :)

Jacqueline 28/08/2017 15:11

Argali et toi, deux avis différents .... Je ne trancherai pas car ce roman ne m'attire pas...

LaFée 28/08/2017 21:16

Tu ne perds pas grand chose :-)

argali 28/08/2017 13:25

D'accord pour la 4e qui en dit trop.
D'accord avec le côté décousu, je l'ai mis sur le compte de la maladie, la fatigue, la fièvre. Cela me semblait logique. Plus le fait que quand on bavarde, on passe du coq à l'âne.
Pour le reste, c'est ton ressenti et je le respecte. Tu aimeras davantage le prochain.

LaFée 28/08/2017 21:15

C'est vrai que pour le coup nos avis divergent fort:-)

L'Irrégulière 28/08/2017 13:04

Effectivement, nous n'avons pas du tout le même ressenti !

LaFée 28/08/2017 21:15

Heureusement que tous les goûts sont dans la nature :-)

Jerome 28/08/2017 12:52

Ben zut alors, il m'attend celui-là... T'es une spécialiste de le douche froide en ton genre tu sais :p

LaFée 28/08/2017 13:03

Call me Cruella :-)