La Fée Lit

La Fée Lit

"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux" (Jules Renard)

"Beaux rivages", Nina Bouraoui

"L'amour n'existe pas, c'est juste un reflet dans une flaque d'eau, un petit miracle que l'on croit entrapercevoir entre les ombres et qui disparaît dès que l'on s'en approche de trop près ; c'est ça l'amour, c'est tout et rien à la fois, il suffit juste de le savoir pour s'en protéger, pour ne pas avoir trop mal quand on tombe du manège enchanté."

Bande-son, magnifique, ici.

 

 

C'est une histoire simple, universelle. Après huit ans d'amour, Adrian quitte A. pour une autre femme ; Beaux rivages est la radiographie de cette séparation.

C'était beau et triste, comme tout ce qui commence et tout ce qui s'achève. Alors oui, c'est beau et triste, comme la fin d'une histoire d'amour. C'est universel et pourtant si personnel, la fin d'une histoire d'amour, ça vous brise le coeur et vous casse les ailes, ça vous laisse comme hébété d'être toujours en vie, ça vous fait écouter Shy'm et Natasha St-Pier, même, si on en croit l'auteur (sur le sujet, je n'ai pas à la ramener, notez bien, puisque j'ai écouté du Jo Dassin des jours durant, roulée en boule sur mon canapé il y a de cela bien des années...). Seulement voilà, quand, comme moi, on a la douleur pudique, on se retrouve bien embêté à la lecture d'un tel roman. Mal à l'aise même, devant cette dissection de l'intime, même si elle sonne juste et vrai, même si elle réveille des petites douleurs bien anciennes, bien enfouies, des stigmates de douleurs que l'on croyait disparues depuis longtemps. L'homme (ou la femme, le chagrin est hermaphrodite, c'est bien connu) de notre vie s'en va, comme ça, par un sms, comme Adrian, ou autrement, peu importe, et comme la narratrice de ce roman, on est en colère, on est dévasté, on hait cette Autre, la salope, la connasse qui a pris notre place, on frôle la folie, on rampe, on perd l'appétit, on supplie, on hurle au téléphone, on pleure, et puis... Il sonne juste ce roman, je l'ai déjà dit, mais il se transforme vite en longues litanies stylisées, des phrases de trois pages ou des dialogues quasi stichomythiques (néologisme du jour, cadeau), et à vouloir faire trop joli (et c'est réussi), l'auteur m'a perdue, un peu, j'ai fini par m'embêter, beaucoup. Parce que l'histoire, comme vous, je la connais. Puis ce roman, il fouille tellement dans les plaies qu'il met à distance. Ou alors, simplement, c'est moi le problème, parce que

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La Rousse Bouquine 22/06/2017 14:24

Je verrai pour le style mais j'ai quand même très envie de le découvrir pour le sujet qu'il traite !

AMBROISIE 13/05/2017 22:15

Celui là il m'intéresse par contre si le style se fait trop distant avec l'histoire c'est tellement dommage ! Le résumé, c'est beau j'ai vraiment envie de découvrir cette autrice maintenant.

LaFée 14/05/2017 13:12

Peut-être que ça ne te fera pas le même effet qu'à moi, tu devrais essayer pour voir (et venir me dire^^).

Noukette 13/05/2017 17:47

Bon, je passe... Vu et revu tout ça non ?

LaFée 14/05/2017 13:13

La frontière en universel et déjà vu est assez mince, en effet, en tout cas pour moi :(

Jacqueline 13/05/2017 13:27

Un roman que je ne lirai pas ..... le sujet ne m'intéresse guère et ton billet ne m'incite pas du tout à découvrir cette lecture ......

LaFée 14/05/2017 13:14

Je pense que tu t'ennuieras autant voire plus que moi, en effet, Jacqueline. Des bisous!

Fanny 13/05/2017 11:01

C'est marrant je l'ai emprunté et je me suis dit que finalement je n'allais pas le lire.... Et ton avis confirme le mien!

LaFée 14/05/2017 13:19

Disons que cette lecture n'est pas indispensable... :-)