La Fée Lit

La Fée Lit

"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux" (Jules Renard)

"Selfies", Jussi Adler Olsen

"La chance n’est pas un dû, elle peut nous être retirée à tout moment, sauf si nous mettons toute notre énergie à la saisir."

Elles touchent les aides sociales et ne rêvent que d’une chose : devenir des stars de reality-show. Sans imaginer un instant qu’elles sont la cible d’une personne gravement  déséquilibrée dont le but est de les éliminer une par une. L’inimitable trio formé par le cynique inspecteur Carl Mørck et ses fidèles assistants Assad et Rose doit réagir vite s’il ne veut pas voir le Département V, accusé de ne pas être assez rentable, mettre la clé sous la porte. À condition que Rose, plus indispensable que jamais, ne se laisse pas assaillir par les fantômes de son propre passé...

Cher Jussi,

Comme chez toi le tutoiement est généralisé, tu penses bien que je ne vais pas me priver, puis depuis le temps qu'on se connaît, toi et moi... Mon cher Jussi, je viens de refermer Selfies, le septième volume des enquêtes du département V, et je l'ai dévoré, comme l'enfant sur le gif, là, au-dessus. Et tu sais pourquoi? D'abord, parce que j'ai adoré que tu prennes des pétasses-bimbos-H&M comme "héroïnes", j'ai trouvé ton choix culotté, original, et diablement jouissif, surtout quand on voit  comment les choses se terminent pour elle, mwahahaha (rire diabolique). J'ai aimé la peinture sociale aussi, parce que, comme à chaque fois, avec ton air de ne pas y toucher, c'est la société de ton pays, son fonctionnement et ses parts d'ombre pas jolies-jolies que tu mets en lumière, et au pays de la petite sirène, tout n'est pas rose non plus... Mais tu le sais, Jussi, tu le sais que comme tous tes lecteurs ce que j'aime par dessus tout, ce sont tes personnages, sans exception aucune. J'aime l'idée de notre rendez-vous annuel, j'aime les picotements dans les épaules d'Hardy, les chameaux (ou les dromadaires?) et le thé noir d'Assad, les yeux de Mona et les papillons dans le ventre de Carl, mais, outch, Jussi, cette fois-ci, tu as fait fort. Et je crois que je t'en veux un peu, pour être honnête. Ces carnets, là, c'est hyper violent tout de même, et cette histoire qui refait surface, le cold case dans le cold case, et cette fin ouverte, franchement, pour nos nerfs de petits lecteurs, c'est assez rude. Comment veux-tu nous faire attendre encore un an (un an!) avant de nous rassurer (ou de nous achever, c'est toi qui sais...)? Et pourtant Jussi, comme je l'ai déjà dit dans mes précédents billets ( ici, ici et ici), ton style n'a rien de transcendant, et tes enquêtes policières ronronnent comme un vieil épisode de Derrick : les choses se mettent doucement en place, ça chipote, ça tergiverse, ça se bat avec l'administration, ça se dispute un peu, bref, c'est lent. Et pourtant, ce n'est pas grave, c'est même plutôt agréable, parce grâce à cette lenteur (apparente?), on passe plus de temps avec le département V. Tes livres, Jussi, ce sont des parenthèses enchantées, malgré la noirceur, malgré les crimes et ce que tu nous caches (parce que bord*l de m*erde, ça fait sept ans que l'on veut savoir d'où vient Assad!), ce sont des lectures-doudous, peu importe pourquoi finalement, ce qui compte, c'est d'être dans une bulle, quelques heures, de sourire, d'être inquiets ou émus, d'oublier qu'Assad, Rose, Carl et tous les autres ne sont que des personnages de papier. Parce que, quelques fois, ils sont bien plus que ça, grâce à toi. Alors,

et j'ai déjà hâte!

 

 

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Jacqueline 12/04/2017 19:32

Le premier tome est dans ma pal depuis ..... ? .... Cette fois, je viens de le sortir et je le commence ce soir ......:)

LaFée 12/04/2017 20:37

Je suis super impatiente d'avoir ton avis!!!!