La Fée Lit

La Fée Lit

"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux" (Jules Renard)

"Dans la forêt", Jean Hegland

"Pourtant, il y  a une lucidité qui nous vient parfois dans ces moments-là, quand on se surprend à regarder le monde à travers les larmes, comme si elles servaient de lentilles pour rendre plus net ce qu'on regarde." 

Bande son ici.

Rien n’est plus comme avant : le monde tel qu’on le connaît semble avoir vacillé, plus d’électricité ni d’essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre, elles demeurent bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisables richesses...

Du post-apocalyptique à la sauce "Nature Writing", quelle horreur! Pas pour moi, c'est clair, je n'aime ni les grands espaces ni les distopies, et je me fous bien de la fin du monde! Sauf que souvent femme varie, surtout quand elle est influencée par une personne de bon goût qui connaît les siens (de goûts)... Bref, Cajou  a écrit ce billet, et moi j'ai lu ce livre. So what?

Dès les premières pages, j'ai su. J'ai su que j'allais aimer ces personnages, que j'allais trembler, avoir le coeur serré et les nerfs en pelote, et que j'allais tourner les pages sans pouvoir m'arrêter. Et ce fut le cas, en témoignent les cernes de mon vendredi matin, et ce cruel sentiment d'abandon qui est le signe d'une lecture plus que réussie.

J'ai aimé ce roman sans savoir où il allait m'emmener, j'ai aimé Nell et Eva pour ce qu'elles sont mais aussi pour ce qu'elles ne sont pas, j'ai aimé la forêt, aussi belle que terrifiante, j'ai compté les bocaux, les clous et les allumettes, je me suis découvert une tendresse particulière pour deux vieilles poules et une tasse de thé blanc et il m'arrive de penser que c'est à ça que servent les soeurs, moi qui n'en ai pas. Peu importe que ce monde parte en sucette, que l'électricité et l'essence viennent à manquer, que les monstres ne soient pas ceux que l'on imagine, que l'on ne trouve pas tout dans les livres et que la musique se soit tue, l'important est ailleurs. A vous de découvrir où, parce que, après tout, votre vie vous appartient

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Jacqueline 24/01/2017 16:00

J'ai lu ce roman grâce à Cajou ..... Quelle belle lecture .....Moi aussi, dès le début, j'ai su que j'allais aimer ....et j'ai vibré tout au long du livre .....

LaFée 25/01/2017 21:10

Cajou, fournisseur officiel de coups de coeur <3

jerome 23/01/2017 11:54

C'est vrai que la fraternité (enfin entre sœurs^^) occupe une place essentielle dans ce roman. Pour moi c'est un texte très engagé politiquement.

LaFée 25/01/2017 21:11

J'ai lu ton billet, oui. C'est rigolo, parce que je n'ai pas vu le texte de la même façon que toi. Moins intelligemment, sans doute, je lis trop de thrillers ;-)

Moka 22/01/2017 10:19

J'ai l'impression d'être la seule à ne pas avoir encore lu ce titre.
J'ai donc fait comme tout le monde et le voilà entre mes mains. ^^

LaFée 25/01/2017 21:11

Pour une fois "comme tout le monde" rime avec "magnifique"^^

Noukette 21/01/2017 17:56

Ce billet est absolument parfait... tu as tout dit en peu de mots !

LaFée 25/01/2017 21:11

Merci <3