La Fée Lit

La Fée Lit

"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux" (Jules Renard)

"Nous irons tous au paradis", Fannie Flagg

"Ne crois pas ce que les gens disent
C'est ton coeur qui est la seule église
Laisse un peu de vague à ton âme
N'aie pas peur de la couleur des flammes de l'enfer"

(Evidemment, ici)

Elmwood Springs, Missouri. Elner Shimfissle, pétillante octogénaire, dérange un essaim de guêpes en cueillant des figues dans son arbre, se fait piquer et tombe de l’échelle. À l’hôpital, elle est déclarée morte. La nouvelle se propage vite dans la communauté. Tous ou presque évoquent cette femme d’un incroyable optimisme, toujours prête à rendre service. Son décès brutal pousse également ses proches à s’interroger sur le sens de la vie en général, et de la leur en particulier. C’est peut-être Elner elle-même qui, contre toute attente, détient les réponses à leurs questions. (...) (La quatrième est beaucoup trop bavarde, attention!)

J'avais besoin d'un peu de douceur, de bons sentiments, d'un livre doudou à lire le soir, au coin du feu, sous un plaid, une tasse de thé fumante à la main. Bref, j'avais besoin de me remettre de Yaak Valley, Montana. J'avais adoré le film Beignets de Tomates Vertes et n'avais entendu que du bien de son auteur, la lecture du résumé de Nous irons tous au paradis m'avait fait penser aux Suprêmes (mon avis ici) que j'avais lui aussi adoré, donc c'est sereine et confiante que je suis partie à Elmwood Springs. Et là, DING DONG.

Le début était pourtant prometteur : une vieille dame attachante, gentille, rigolote, qui tombe de son arbre et meurt, paf. Toute la petite communauté qui s'émeut et se souvient, tous ces personnages potentiellement intéressants, aux petits secrets, aux petites vies bien rangées... Sauf que.

1. Le coup de Raymond (si tu mélanges les lettres de Raymond, sache-le, ça donne... Dieu. Et ouais. Rien que ça) et de l'escalier en marbre blanc m'a fait basculé du côté obscur de la force. Je n'aime pas le surnaturel, surtout quand il arrive comme un cheveu dans la soupe, et pour le coup, j'ai juste levé les yeux au ciel (ciel, paradis, tout ça...).

2. Tous ces personnages sympathiques sont à peine ébauchés, et il est assez difficile de s'y retrouver. Après une rapide recherche, il s'avère que ce titre est le troisième (!!) d'une série, et le premier traduit en français. J'imagine donc que les précédents volumes tissent les liens, développent les histoires personnelles et les relations et que tout a dû couler de source pour les heureux lecteurs anglo-saxons. Pauvres de nous, par contre, nous nous retrouvons donc au coeur d'une saga dont nous ne savons rien, à pédaler dans la semoule. Pourtant, je le répète, il y  a du potentiel à Elmwood Springs, un joli potentiel de force et de douceur à l'Américaine. Mais c'est un peu comme quand tu regardes la version française d'une chouette série US : sans les clés, t'es largué.

3. C'est trop lisse. Trop gentil. Trop suave. Comme un gros gâteau au chocolat qui finit par t'écoeurer après quelques bouchées.

Verdict?

 

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jerome 04/11/2016 12:43

Rien qu'avec le titre et la couv on sent venir la guimauve dégoulinante. Il y a des amateurs remarque, et c'est tant mieux, mais je n'en fais pas partie (je suis certain que ça te surprend^^).

LaFée 04/11/2016 19:03

Venant de toi, je n en attendais pas moins :-)

Jacqueline 03/11/2016 19:52

Ouche ...les 3 points après "sauf que" .... Voilà un roman que je ne tenterai pas ...:)

LaFée 04/11/2016 19:04

Il te ferait lever les yeux au ciel j en suis sûre ;-)

Noukette 03/11/2016 18:43

Next en effet... Je n'ai pas lu les autres romans de l'auteure mais celui là ne passera pas par moi...

LaFée 04/11/2016 19:04

"Beignets de tomates vertes" a beaucoup de succès, je crois que je le lirai, un jour...