La Fée Lit

La Fée Lit

"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux" (Jules Renard)

"L'affaire Léon Sadorski", Romain Slocombe

"Si l'on s'apitoyait sur tous les sorts, on n'arriverait à rien. » La France est la patrie de l'humanisme chrétien, mais il faut aussi lui inculquer le réalisme."

Bande son ici.

Avril 1942. Au sortir d'un hiver rigoureux, Paris prend des airs de fête malgré les tracas de l'Occupation. Pétainiste et antisémite, l'inspecteur Léon Sadorski est un flic modèle doublé d'un mari attentionné. Il fait très correctement son travail à la 3e section des Renseignements généraux, contrôle et arrête les Juifs pour les expédier à Drancy. De temps en temps, il lui arrive de donner un coup de main aux Brigades spéciales, d'intervenir contre les « terroristes ».
Mais Sadorski est brusquement arrêté par la Gestapo et transféré à Berlin, ou on le jette en prison. Le but des Allemands est d'en faire leur informateur au sein de la préfecture de police... De retour à Paris, il reçoit l'ordre de retrouver son ancienne maîtresse, Thérèse Gerst, mystérieuse agent double que la Gestapo soupçonne d'appartenir à un réseau antinazi.

Je sais que j'ai une réputation de oie blanche, et ce n'est pas ce billet qui va la faire mentir, car tout (ou presque) ce que j'ai retenu de ce roman, c'est sa vulgarité. Enfin celle de son personnage principal. J'avais bien pensé en faire un billet WTF avec moult exemples, mais j'ai malheureusement perdu ma feuille de notes. Acte manqué, certainement. (Ne pleurez pas, moi aussi je suis déçue...)

Bref, pour faire court. je vous dirais que Léon Sadorski, le personnage principal de ce roman, est exécrable. Vraiment. Et que ça colle à merveille avec l'histoire (ou l'Histoire?) racontée, effectivement. Mais quelle histoire? Quelle affaire? Mais pas d'affaire, en fait. Une vague historiette d'espionnage. au mieux. Une historiette que l'on a du mal à suivre, parce que l'on n'en comprend pas trop la finalité ou l'intérêt (et que, disons le franchement, on s'en fout un peu). Alors oui, la faute sous Vichy, c'est pas la joie : flics pourris, police pourrie, dénonciation. Ca craint, et c'est assez couillu d'en parler aussi crûment, ok. Mais qu'est-ce que ça traîne en longueur, qu'est-ce qu'on s'ennuie! On déteste très vite tous les personnages, mais après? Après rien, c'est bien ça le problème. Trop de détails. Certes c'est archi documenté, certes le paris de ces années-là est terriblement bien décrit, mais trop de détails. En tout cas pour moi.

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Noukette 23/12/2016 10:41

Oups... Je passe sans regrets...!

Jacqueline 23/12/2016 07:42

Oh là là ..... Je passe donc ......:)

Fanny 22/12/2016 10:28

C'est le jour des billets flop aujourd'hui?