La Fée Lit

La Fée Lit

"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux" (Jules Renard)

"Les Disparus du phare", Peter May

"Les Disparus du phare", Peter May

"Parfois, quand on le revisite, le passé n'est pas à la hauteur de nos souvenirs."

Bande son, l'inévitable : ici (en version sonnerie de portable dans le roman. J'y pense, j'y pense...)

Rejeté par les vagues, un homme reprend connaissance sur une plage. Tétanisé par le froid, le cœur au bord des lèvres, frôlant dangereusement le collapsus. Il ignore où il se trouve et surtout qui il est ; seul affleure à sa conscience un sentiment d’horreur, insaisissable, obscur, terrifiant. Mais si les raisons de sa présence sur cette île sauvage des Hébrides balayée par les vents lui échappent, d’autres les connaissent fort bien. Alors qu’il s’accroche à toutes les informations qui lui permettraient de percer le mystère de sa propre identité, qu’il s’interroge sur l’absence d’objets personnels dans une maison qu’il semble avoir habitée depuis plus d’un an, la certitude d’une menace diffuse ne cesse de l’oppresser. Muni, pour seuls indices, d’une carte de la route du Cercueil qu’empruntaient jadis les insulaires pour enterrer leurs morts, et d’un livre sur les îles Flannan, une petite chaîne d’îlots perdus dans l’océan marquée par la disparition jamais élucidée, un siècle plus tôt, de trois gardiens de phare, il se lance dans une quête aveugle avec un sentiment d’urgence vitale.

Indéniablement, le point fort de ce roman (comme celui de la trilogie du même auteur, voir ici), c'est son personnage principal : l'Ecosse. Une écriture aussi visuelle, c'est rare. Au fil des pages, vous croiserez donc 

Voilà qui donne envie d'enfiler son ciré et de partir affronter les midges, vous ne trouvez pas? Niveau ambiance, on est servi, gaélique inclus. Inutile de vous dire que j'ai adoré.

Après un début intriguant et une narration un poil perturbante (mais qui sont ces gens?) , le roman prend son rythme de croisière : on se pose des questions, on frémit, on en envie de caresser le chien, bref, tout roule. SAUF QUE (oui, je vais encore chipoter) : on réalise qu'on a été un peu trompé sur la marchandise, et ça, moi, ça m'énerve. Quand on me vend (dans le résumé, dans les premiers chapitres, sur la couverture, dans le titre) une histoire en lien avec une vieille légende-qui-fout-les-jetons-comme-je-les-aime (voir ici pour les curieux) et que je me retrouve avec des pages et des pages sur Maya l'Abeille, ben je suis un peu frustrée. Bien sûr que c'est intéressant, et malin, et original, et tout ce que l'on veut, mais quand même. Mode grognon. 

Malgré tout, j'ai passé un très agréable moment de lecture. C'est un très chouette thriller, loin des modes, pas du tout sanglant, presque pas opressant, et pourtant bien fichu, et intelligent. C'est tout pour aujourd'hui avec les mots en -ant, promis.  Il fait le job, quoi, pour reprendre l'expression désormais consacrée. Par contre, je reviens bientôt avec un autre billet sur Peter May. Moi, monomaniaque? Ce sont les vacances, après tout. Et j'adore ce gif.

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leshakili 24/07/2016 10:12

J'avais beaucoup aimé la trilogie ( surtout le premier, en fait !) et j'avais très envie de retrouver Peter May et l'Ecosse mais du coup, après ton billet, j'hésite un peu ...

LaFée 24/07/2016 12:12

Non non, il est vraiment très sympa, c'est juste que je m'attendais à ce que l'histoire prenne une toute autre direction :-)

Jacqueline 22/07/2016 20:45

Malgré le bémol, je note ....car j'ai aimé la trilogie, car c'est l'Ecosse, car tes images m'ont fait "rêver" ....:)

LaFée 24/07/2016 12:12

Les paysages sont magnifiques, je pense que tu aimeras beaucoup :-)