La Fée Lit

La Fée Lit

"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux" (Jules Renard)

"promesse", Jussi Adler-Olsen

"promesse", Jussi Adler-Olsen

"En revanche, quand on étudiait de plus près l’apparent chaos qui avait sonné le glas d’une vie normale, on découvrait un ordre dans le désordre, des règles strictes (...), méticuleusement définies."

Bornholm, une île danoise de la mer baltique, fin des années 1990. Le cadavre d'une jeune fille est retrouvé dans un arbre, son vélo broyé au bord de la route. Aucune trace du chauffard : affaire classée. Sauf pour un inspecteur de la police locale qui finit dix-sept ans plus tard par demander l'aide de l'inspecteur Carl Mørck. Avant de se tirer une balle dans la tête. À l'initiative de Rose, l'assistante du flegmatique Mørck, l'insolite trio du Département V en charge des cold cases débarque sur l'île de Bornholm. En remuant le passé, ils prennent le risque de réveiller de vieux démons...

Lire la dernière enquête du département V, c'est un peu comme retrouver de vieux amis. On est un peu stressé (et si la magie ne fonctionnait plus? et si on n'avait plus rien à se dire? et si, et si, et si (on dirait une chanson de Bruel, non?)), mais on est surtout hyper impatient. Alors, quand on le tient enfin entre ses mains, c'est juste

Comme disait ma grand-mère, "c'est dans les vieilles casseroles que l'on fait les meilleures soupes". La recette ici est donc la même que dans les 5 précédents opus (après tout, pour continuer dans les proverbes ringards, "pourquoi changer une équipe qui gagne", hein?) : un prologue en immersion complète, puis un bond dans l'espace-temps qui nous amène dans le bureau de Morck. Qui hésite. Parce que Morck hésitez toujours.

Finalement, il se laisse convaincre et en route pour l'aventure l'enquête. Bon, comme ce sont toujours des cold cases, rien ne presse vraiment. Du coup, bah, Morck prend son temps, et l'auteur itou. J'avais parlé, dans mes précédents billets (ici et ici) de Derrick au Danemark, et je suis toujours d'accord avec moi-même () : c'est super lent. Je pourrais sortir un autre proverbe, tiens, celui qui dit que" plus c'est lent...". Bref. C'est lent, parce que l'enquête n'avance pas très vite, la faute au temps qui est passé depuis le crime (les pistes sont froides, cold cases, tout ça...) mais aussi (et surtout?) parce que chaque volume est prétexte à aborder une thématique sociétale qui prend parfois beaucoup de place, comme c'est le cas ici, avec les doux dingues illuminés post-Woodstock . Limite on s'égare, mais la promenade est tellement agréable que ce n'est pas très grave.

Puis vous savez comment c'est, avec les vieux amis, on leur pardonne beaucoup de choses. C'est LE point fort des romans d'Adler-Olsen, justement, cette capacité à faire de ses personnages de vieux amis à vous. Ils ont une vie, une apparence, un caractère de papier, et pourtant, quelque part, ils sont vraiment là, ou plutôt vous êtes vraiment là, avec eux, dans ce bureau enfumé au sous-sol, vous buvez du thé dégeu avec eux, vous assister à leurs

vous vous inquiétez pour Hardy, vous discutez chameau, vous détestez toujours autant Mona, vous tremblez pour Assad  (et son doigt!), Rose vous fait toujours autant rire () et vous vous laissez porter, sans stress ni suspense, juste porter par le bonheur d'être ensemble (c'est beau, non? ). Et à la fin (ah, la fin!), un peu comme dans la vraie vie, vous avez juste envie d'un

Tiens si on se donnait rendez-vous dans un an? (allez juste pour les fans, ici)

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Valérie 23/01/2016 22:00

Les deux derniers m'ont déçue, alors je passe. Mais je garde une vraie tendresse pour les débuts du département V.

LaFée 23/01/2016 22:01

C est vrai qu ils sont en dents de scie. Mais celui-ci est dans la pente ascendante :-)

Jacqueline 11/01/2016 10:25

J'ai lu ton billet avec plaisir .... mais je n'ai pas d'avis ..... le premier tome de la série est toujours dans ma pal ...... Et comme j'aime lire "dans l'ordre" (hihi ...) .....:)

LaFée 11/01/2016 12:09

Lance-toi, je pense que tu aimeras :-)