La Fée Lit

La Fée Lit

"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux" (Jules Renard)

"La Fille du train", Paula Hawkins

"La Fille du train", Paula Hawkins

" La vie n'est pas un paragraphe et la mort n'est pas une parenthèse".

Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller et revenir de Londres. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe une jolie maison. Cette maison, elle la connaît par coeur, elle a même donné un nom à ses occupants qu'elle aperçoit derrière la vitre : Jason et Jess. Un couple qu'elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l'être par le passé avec son mari, avant qu'il ne la trompe, avant qu'il ne la quitte.
Mais un matin, elle découvre un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Quelques jours plus tard, c'est avec stupeur qu'elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu...

Evidemment, si vous me connaissez un peu, vous allez me dire que ce titre, il était fait pour moi. Et vous savez quoi? Vous avez raison. Mes "Jason et Jess" à moi, c'est " le gros libidineux" du train de 6h59, celui que je soupçonne de parler à sa maîtresse, parce qu'il met sa main devant la bouche comme pour se cacher, mais aussi parce qu'aucune femme "officielle" n'aimerait s'entendre dire des cochonneries aussi tôt le matin , c'est aussi "la famille de l'apprt' orange", qui déjeune tous les matins devant la télé et que j'observe d'un oeil morne lorsque mon train ralenti au passage à niveau. Nous sommes tous des voyeurs. les gens qui prennent le train tous les jours pour se rendre au travail sont les mêmes partout dans le monde : chaque matin et chaque soir, nous sommes onstallés sur notre siège (...) ; nous observons les mêmes rues, les mêmes maisons et, de temps à autre, nous apercevons un éclair de la vie d'un inconnu. Alors, on se torrd le cou pour mieux voir. Il y a quelque chose d'irrésistible dans ces bribes volées de la vie des autres (...). Il y a quelque chose de réconfortant à observer des inconnus à l'abri, chez eux. C'est ce que fait Rachel, donc, elle imagine, elle projette, elle leur invente une vie, à défaut de réécrire la sienne, ils sont tout ce que j'ai perdu, tout ce que je voudrais être. Disons-le franchement, Rachel est une looseuse, attachante, certes, mais qui vous inspirera très vite pitié (et peut-être une sacré envie de la secouer en lui envoyant sa canette de gin tonic dans la tronche, aussi). Rachel boit (trop, beaucoup trop, elle vomit dans les escaliers et se réveille souvent le matin en se demandant ce qu'elle a bien pu faire comme connerie la veille), Rachel ne se remet pas de son divorce (et elle pleurniche pleurniche pleurniche sur sa vie passée, si merveilleuse et si...), harcelle son ex et voue une haine farouche (compréhensible mais une chouie exagérée) à la nouvelle famille de celui-ci, Rachel ment, Rachel oublie, Rachel se mêle de ce qui ne la regarde pas, Rachel exagère, mais Rachel m'a plu. Comme m'ont plu Megan et Anna, les deux autres narratrices du roman, elles aussi têtes à claques de compet'.

La Fille du Train est à mi-chemin entre Avant d'aller dormir et Les Apparences, tout le monde vous le dira. Comme pour ces deux romans, cette fois-ci encore, je me suis fait eue () et en beauté. Bon, je finis par croire que je suis particulièrement naïve, puisqu'autour de moi beaucoup ont trouvé les ficelles trop grosses, et ont donc deviné le fin mot de l'histoire bien trop tôt. Moi pas. J'ai échafaudé des hypothèses plus abracadabrantes les unes que les autres, j'ai cherché, cherché, et quand enfin j'ai compris...(), et en beauté. Bon, je finis par croire que je suis particulièrement naïve, puisqu'autour de moi beaucoup ont trouvé les ficelles trop grosses, et ont donc deviné le fin mot de l'histoire bien trop tôt. Moi pas. J'ai échaffaudé des hypothèses plus abracadabrantes les unes que les autres, j'ai cherché, cherché, et quand enfin j'ai compris...

En bref, un page-turner efficace, qui m'a tenue en haleine du début à la fin, qui a fait surchauffer mon mononeurone et qui m'a délicieusement angoissée par moments (comment ça je suis une petite nature?). Tout ce que j’aime, en somme ! 

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Lora 05/04/2017 08:44

J'ai aimé la manière dont ce livre à réussi à me mettre mal à l'aise à certains moments, principalement dans la description de Rachel au début. J'ai été malgré tout décue par la fin qui était beaucoup trop simple à mon goût.

LaFée 05/04/2017 09:47

Je suis assez d'accord pour la fin. Bâclée :-(

Bernieshoot 17/05/2015 14:58

Les ingrédients ont l'air d’en avoir fait un bon page turner

LaFée 18/05/2015 22:01

Tout à fait :-)

Jacqueline 17/05/2015 07:58

J'ai souri en lisant ton billet avec tes "Jason et Jess" ....
Oui, malgré leurs défauts - qui n'en a pas -, ces 3 femmes sont attachantes .... surtout Rachel ...
Un roman qu'on ne lâche pas ..... même si la surprise n'était pas vraiment au rendez-vous, les "oh! zut, c'était ......." ..."ça alors !" ....en découvrant le nom du coupable m'ont un peu manqué .....:-)

LaFée 18/05/2015 22:01

Tu es plus douée que moi :p

Cookies 17/05/2015 06:33

Un grand merci pour ta chronique, je l'ai dans ma PAL et tu m'as encore plus donné envie de le lire!

LaFée 18/05/2015 22:01

Tu me diras :-)