La Fée Lit

La Fée Lit

"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux" (Jules Renard)

"L'Heure des Fous", Nicolas Lebel

"L'Heure des Fous", Nicolas Lebel

" L'égout est le vice que la ville a dans le sang". ( V. Hugo)

Paris : un SDF est poignardé à mort sur une voie ferrée de la gare de Lyon. « Vous me réglez ça. Rapide et propre, qu’on n’y passe pas Noël », ordonne le commissaire au capitaine Mehrlicht et à son équipe : le lieutenant Dossantos, exalté du code pénal et du bon droit, le lieutenant Sophie Latour qui panique dans les flash mobs, et le lieutenant stagiaire Ménard, souffre-douleur du capitaine à tête de grenouille, amateur de sudoku et de répliques d’Audiard...
Mais ce qui s’annonçait comme un simple règlement de comptes entre SDF se complique quand le cadavre révèle son identité.
L’affaire va entraîner le groupe d’enquêteurs dans les méandres de la Jungle, nouvelle Cour des miracles au cœur du bois de Vincennes, dans le dédale de l’illustre Sorbonne, jusqu’aux arrière-cours des troquets parisiens, pour s’achever en une course contre la montre dans les rues de la capitale.
Il leur faut à tout prix empêcher que ne sonne l’heure des fous...

Pardon. Non, mais, vraiment, pardon. C'est de la faute de Sophie (clic), d'abord! Quand elle m'a proposé une lecture commune, je savais qu'elle me devancerait. Sophie, c'est la Speedy Gonzales de la Blogo, elle lit et chronique plus vite que son ombre (et que la nôtre, en tout cas que la mienne, c'est sûr). Du coup, ça n'a pas manqué, elle avait 100 pages d'avance sur moi quand elle m'a demandé si j'aimais Navarro. Tu vois, Noukette (clic), je te promets que tout ceci n'a rien à voir avec la vue de ton appart, que ce n'est qu'un malheureux concours de circonstances et que je ne me moque pas. Je ne me moque jamais, moi, d'ailleurs. Spas mon genre. Alors oui, c'est la minute "Confessions Intimes" (hop,le générique). oui, quand j'habitais chez mes parents, le samedi soir, c'était Navarro. Et le jeudi, Julie Lescaut.  Non, en fait, j'assume. Je peux même vous dire que j'ai vu tous les "Cordier, juge et flic", na! J'a-ssume. Du coup, évidemment, la comparaison m'a parlé (et m'a fait peur). Elle a raison, Sophie, les 50 premières pages, elles sont vintage, on dirait presque une réécriture. Tout y est : le chef désagréable, le chef du chef qui fait dans son froc, la jeune recrue qui essuie les plâtres, la nana qui se fait dragouiller par le collègue lourdeau, même qu'en fin de journée ils se retrouvent tous chez Ginou à l'Arrosoir pour débriefer la dernière affaire qui leur est tombée dessus. Ouais.

Allez, Nicolas, propose-moi plus que ça, sinon....

Des chapitres courts, genre "pour faire monter la tension"? Bof. Y intégrer deux-trois moments où des inconnus parlent dans une langue inconnue d'un sujet inconnu genre "pour  mettre du suspense"? Non plus. Des histoires perso des membres de l'équipe, genre tire-larmes et trémolos dans la voix? Alleeeeeeeeez quoi. Nope!

ET POURTANT (oui, je crie si je veux, d'abord). J'ai lu le roman en moins d'une journée. Addictif? Affirmatif. Ca fonctionne, point. Je n'ai pas accroché aux stéréotypes ambulants que sont les personnages (quoique...), mais l'histoire tient la route, j'ai aimé cette version moderne de la Cour des Miracles ( coucou Victor!), j'ai aimé le rythme effréné des derniers chapitres ( comme dans un épisode de série télé, et oui!), même si tout cela était déjà vu et revu, que voulez-vous, je suis bon public, moi.

PAR CONTRE ( ceci est un billet mit majuscules), j'ai un vrai

Absolument. Le genre de réaction que vous fait ce genre d'image

ou celle-ci

Franchement, je pense que je suis assez open comme fille (et non, ceci n'a aucune connotation sexuelle). Je peux comprendre le besoin d'appartenance, d'identité, de corps professionnel, tout ça. Mais là, je dis NON. Quand un auteur fait parler un de ses principaux personnages dans une langue que je ne comprends et que je n'identifie même pas, je dis non. Comme Carla ( tiens, ceci est aussi un billet à gifs).

Langage djeuns? ringard? parigot? j'en sais rien, je m'en fous, je trouve ça RIDICULE. La preuve?

(oui, c'est long, je sais).

- Et mon croupion, c’est de la volaille ?

- On trouvera que pouic ici.

- Pour prouver que ça porte pas bonheur, il se fait mataver d’un coup de ya dans le baquet.

- On peut pas passer tous les gonzes indélicats à la bascule à charlot ou leur coller une quetsche dans la théière.

- C’est plus des fourmis qu’il a dans le froc, c’est la marabunta.

Vous auriez juste pu prévenir, au lieu de dégoiser en loucedé. En tout cas, s’emplâtrer l’œil de bronze, ça se fait pas en famille.

- Ca doit leur cloquer les flubes.

- T’as le placard en chou-fleur ! Et je te dis rien du tarbouif !

Si quelqu'un me fournit un traducteur, je lirai le tome deux, n'empêche. Bon public, je vous dis!

 

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Jacqueline 13/04/2015 11:08

Un billet plaisant qui m'a fait sourire mais un roman qui ne m'attire guère ..... Ouille, l'extrait : moi, pas calée en argot ......:-)

LaFée 17/04/2015 00:05

Quoi? T aimes pas Navarro?

Denis Arnoud 12/04/2015 14:46

bercée pardon!!!

Denis Arnoud 12/04/2015 14:42

Je veux bien te servir de traducteur. Apparemment tu n'as pas été bercées par San Antonio! LOL

LaFée 17/04/2015 00:05

Jamais lu, je l avoue :-)