La Fée Lit

La Fée Lit

"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux" (Jules Renard)

"Madame", Jean-Marie Chevrier

"Madame", Jean-Marie Chevrier

"Une seule mort suffit à arrêter la marche du monde."

J'avais bien envie de juste vous laisser un gif en guise d'avis, genre celui-ci

"Madame", Jean-Marie Chevrier

Puis, on ne se refait pas, je suis en mode "blablabla". Bref. Madame, donc. Mon premier roman de la rentrée littéraire 2014, alors que d'autres en ont déjà lu biiiiien plus. C'est que, voyez-vous, je ne suis pas une grande fan de cet événement : trop de titres, trop d'articles de presse, trop de billets sur les mêmes romans, parfois jusqu'à l’écœurement, tout ça embrouille mes deux neurones. J'essaie donc de sélectionner avec soin, de lister ( les listes, un autre de mes toc) les textes qui me font envie, et de me fier aux billets des copines. Celui-ci, je l'avais repéré de loin, simplement sur base du pitch :

C’est une étrange éducation que Madame, veuve excentrique et solitaire, s’obstine à donner au fils de ses fermiers dans un lointain domaine menacé par la décadence. Que cherche-t-elle à travers lui ? Quel espoir, quel souvenir, quelle mystérieuse correspondance ? Curieusement, le garçon accepte tout de cette originale. Avec elle, il habite un autre temps que celui de ses parents et du collège. Un temps hanté par l’ombre de Corentin, l’enfant perdu de Madame.

Une fois ce livre terminé, je me suis juste dit " so what? ". Je crois que je ne l'ai pas compris. Oh, bien sûr, j'ai compris les mots, le texte (particulièrement travaillé, alors que de facture archi classique, un joli exercice réussi, si on aime le style old school), la recherche stylistique, j'ai compris les événénements, leur enchainement, le pourquoi des ragondins et de Tintin, j'ai compris les personnages, aussi, leurs motivations, leur difficulté à dire l'amour, à surmonter la perte et le déclin, j'ai intellectuellement compris, mais je suis passée à côté. Je m'attendais à un conte de fées moderne, cruel et tendre à la fois, j'espérais un roman étrange et mystérieux, et je me suis retrouvée avec un roman prévisible, dont l'histoire improbable sentait le renfermé, avec même un pt'tit air de Bazin et de Vipère au poing, pour l'aspect suranné, le personnage central vieillot et tragiquement vilain et l'enfant perdu au mileu d'une histoire qui le dépasse. Finalement, j'ai été comme Guillaume : prise dans la tourmente sans bien savoir ce que je faisais là. 

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Cajou 24/09/2014 12:27

Punaise, c'est fou comme on a exactement le même ressenti ! Moi aussi je l'ai trouvé très bien écrit mais pffffffffffffff comme ton GIF !!

Jacqueline 12/09/2014 16:08

La couverture du livre et sa 4ème me font de l'œil ..... Même si ton billet me refroidit un peu, j'ai quand même bien envie de découvrir ce roman ...:-)

LaFée 12/09/2014 16:31

Je n'ai vraiment rien à lui reprocher, c'est juste un rendez-vous manqué, je pense. Je me réjouis de découvrir ton avis ainsi que celui de Cajou. Des bisous, Jacqueline!