La Fée Lit

La Fée Lit

"Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux" (Jules Renard)

"Bird Box", Josh Malerman

"Bird Box", Josh Malerman

"La peur, c'est cette petite chambre obscure où les négatifs se développent." (G. Busey)

Clap. Jingle( ici). Mesdames et messieurs, bienvenue sur LaFéeLit.com, le premier blog sponsorisé par Cajou, fournisseur officiel des lectures de septembre! ( re Jingle).

Mesdames et messieurs, je vais vous demander toute votre attention : s'il vous plait, éloignez les enfants, les oreilles chastes et les esprits prudes, parce que je vais être vulgaire, très vulgaire, vous voilà prévenus. OH PU-TAIN.  Oh. Putain. Ohputainohputaindebordeldemerdeuh. Voire ohnononononononooooonpitiépasça. Et carrément oh!mon!dieu! ( version Janice, après tout c'est leur anniversaire, aujourd'hui (clic)). Vous l'avez compris, ma lecture a été plutôt rock and roll... Et pourtant, franchement, j'ai failli ne pas lire ce roman. Le titre? Bof. La couverture? Mwouais. Le résumé? Pftt, le post-apocalyptique, pas mon truc. Des créatures méchantes méchantes méchantes qui font perdre la tête aux pauvres humains qui croisent leur route? No way, les p'tits bonhommes verts et les esprits malins, je déteste ça. Et puis? et puis, ceci : L'angoisse de Malorie est tellement palpable que, dès les premières pages, elle est projetée hors du roman pour s'insinuer directement au cœur de vos tripes, et elle ne vous quitte plus jusqu'au dernier mot de l'histoire.(billet ici). C'est mon p'tit côté maso ça, j'adOOOOOOORe qu'une lecture me retourne le ventre. Et croyez-moi, ce fut le cas. Au-delà de mes attentes, au-delà de mes espérances, au-delà même de l'imaginable. Un putain de roman, un roman de dingue. Vraiment. Depuis que je l'ai refermé, je n'ai qu'une envie : le relire. Mais posément, calmement, en savourant chaque mot. Parce que, si je veux être honnête, je l'ai mal lu. Très mal lu. Trop vite lu.

"Bird Box", Josh Malerman

C'était terrible. Affreux. Horrible. Dès les premières lignes, lorsque Malorie quitte sa maison avec ses deux enfants pour tenter de rejoindre un communauté de survivants dont elle n'est même pas sûre qu'elle existe, lorsqu'elle leur bande les yeux et les emmène " dehors", dans un dehors qu'ils n'ont jamais vu et ne devront jamais voir, l'angoisse vous serre la gorge et le cœur. Elle ne vous quittera plus. Savoir, sans même chercher à comprendre. Vous voulez juste savoir. Et vous tournez les pages, avec avidité, vous sursautez, vous tremblez, vous espérez. Vous avancez à tâtons, comme les personnages, de flash-back en petits pas vers la rivière, à l'aveuglette. Vous écoutez, les tempes vrillées par la peur. Vous arrêtez presque de respirer.

"Bird Box", Josh Malerman

Plus vous avancez, plus vous ne faites qu'un avec cette angoisse. Les thrillers qui vous glacent le sang, les romans noirs qui vous mettent le cœur au bord des lèvres, j'en ai lu des centaines. Mais jamais comme celui-ci. Parce que vous n'avez pas peur " dans le vide", ici, parce que le pouvoir de suggestion est tel que vous avez peur avec eux. Pas pour eux, non, avec eux. La force d'identification de ce roman est juste hallucinante. Vous êtes cette mère, cette femme enceinte jusqu'aux yeux, vous êtes celle qui doit prendre soin des enfants, qui les a élevés d'une étrange façon, qui ne prononce jamais un seul mot d'amour, mais dont l'amour déborde de chaque page et vous pique les yeux, ces mêmes yeux que j'avais peur d'ouvrir. Mais j'avais tout aussi peur de les fermer.   Pour vous mettre l'eau à la bouche, je vous laisse découvrir le trailer qui risque fort de tellement vous plonger dans l'ambiance que vous n'allez pas aller vous coucher sur vos deux oreilles. Il n' y a pas de raison que je sois la seule morte de trouille sous la couette, bien après minuit, sursautant au moindre couinement de parquet, après tout...

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Marguerite 25/09/2014 21:30

C'est fini, oui?!
J'ai 4 livres en cours (4!) et quasi pas de temps pour avancer, alors arrêtez d'en remettre une couche, nomdidjou!

Isabelle 23/09/2014 17:12

Waouw quel engouement pour ce livre. MERCI

LaFée 24/09/2014 17:46

C'est amplement mérité, je t'assure, comme je le disais en classe tout à l'heure ( oui, j'en parle partout partout): c'est une vraie bombe ce roman!

Jacqueline 23/09/2014 07:29

Oh là là ..... J'ai déjà peur rien qu'en lisant ton billet ..... et je me réjouis d'avoir encore plus peur en me plongeant dans le roman .... Vivement les résultats du concours de Cajou .... ou je le reçois ou je l'achète ....mais je "dois" le lire ....
Super, les deux gifs ...:-)

LaFée 07/10/2014 18:17

Ahahaha ce livre rend tout le monde vulgaire à ce que je vois ;-) Je suis ravie de savoir que tu l'as aimé autant que moi! Des bisous, Jacqueline!

Jacqueline 04/10/2014 10:36

Waouh ! Nom de Dieu ! Quel roman .... Il m'a tenue sous tension du début à la fin .... Personnellement, j'ai particulièrement aimé les retours en arrière ...

LaFée 24/09/2014 17:45

Je me réjouiiiiiiiiiiiiiiiiiis d'avoir ton avis!

Cajou 22/09/2014 22:59

Un billet à la hauteur du roman, un gif de bébé dévoreur de livre que je garde précieusement si jamais un jour j'ai la chance de relire un roman aussi vite que celui-ci (je sais qu'il faudra surement attendre longtemps ouuiinnnn), un très bon résumé avec "je ne voulais pas ouvrir les yeux, mais je ne voulais pas non plus les fermer", c'est toutafé ça :p
Je suis juste heureuse qu'il t'ait enchantée autant que moi, surtout au milieu de ces commentaires dubitatifs que j'ai vu ça et là sur Facebook gGggGrrrrRr :p

PS : je me traine "Madame" depuis que j'ai refermé celui-là. Je ne le trouve pas nul mais à 20 pages de la fin, je me demande "à quoi bon ? où va-a-ton ?" J'espère avoir une réponse....

LaFée 24/09/2014 17:37

Tu sais donc que tu espérais en vain maintenant :-)
J'en parle partout autour de moi, f*ck les esprits chagrins qui pinaillent ( ou qui n'ont rien compris, disons le clairement:-))